jeudi 3 novembre 2011

17. Tricks or treats.

En toute fin d'après-midi, la pénombre commence à envahir notre petit quartier; il est grand temps d’aller compter le nombre de morts vivants. Ni une ni deux, costumées mais emmitouflées dans nos grosses vestes, nous mettons le nez dehors. Que la chasse commence ! Et si certaines maisons n'ont que la lumière de leur porche allumée en signe de participation, d'autres usent de décorations digne d'un film d'horreur. Très peu n'en ont que faire de cette fête ici, en Amérique du Nord. Et la récolte est donc massive. Les filles crapahutent, leur sac de bonbons à la main, le sourire jusqu'aux oreilles. A peine une heure plus tard, il est l'heure de rentrer, la nuit noire ayant faite son apparition.

L'insouciance d'être un enfant me manque terriblement.

Il y a cette phrase, qui tourne en boucle dans mon esprit dernièrement:
People aren’t schmucks until you leave .
J’avoue que ce n’est pas une pensée très positive en ce jour de fête, et pourtant, il s'agit d'une réalité. Les gens ont bien trop souvent cette impression que dans ta décision de partir, il y a ce désir de leur tourner le dos. Foutaises. Je n’oublie pas mon passé, je ne fais que construire mon présent.

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